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Justice pour Kalinka

AU BOUT DE 30 ANS, JUSTICE EST ENFIN RENDUE POUR KALINKA.

Après un procès interrompu par un malaise de D. Krombach (29 mars-4 avril 2011), un procès complet en cour d’'assises de Paris s’est déroulé du 4 au 22 octobre 2011. D. Krombach a été reconnu coupable de « violences volontaires ayant entraîné la mort sans l’'intention de la donner », sur Kalinka mineure et par personne ayant autorité, et condamné à 15 ans de réclusion (au lieu de 30, vu son âge).

Krombach ayant fait appel, un second procès complet s’est tenu à la cour d’assises du Val-de-Marne à Créteil du 27 novembre au 20 décembre 2012. Le verdict a confirmé intégralement celui de Paris. Le rejet du pourvoi en cassation a confirmé à son tour la condamnation de D. Krombach et l'a rendue définitive. Il n'a plus aucun recours en France.

Pour A. Bamberski aussi bien que pour nous, le but principal est définitivement atteint : l’« homicide involontaire », c’est-à-dire l'’accident médical, est écarté. Les circonstances aggravantes sont prises en compte. La cour souligne, malgré l’absence de preuves formelles d’un viol, l’existence d’une agression sexuelle bien établie. C’est la fin de l’'impunité scandaleuse de D. Krombach, intégralement responsable de la mort de Kalinka. Nous remercions ici bien chaleureusement tous ceux qui ont eu et ont encore à cœur de soutenir et d’'encourager A. Bamberski dans ce combat qui a été si désespérant, si long, si rude.

Sur le plan pénal, A. Bamberski a été condamné comme auteur de l’enlèvement à 1 an de prison avec sursis. Quoique plus sévère que celle requise par l’avocat général (6 mois seulement), c’est une peine modérée dont on doit se féliciter sans réserve. Les magistrats ont tenté de concilier le nécessaire respect des lois avec une non moins nécessaire compréhension humaine, puisque le prévenu A. Bamberski, était aussi une victime. La modération de cette peine suppose que l’enlèvement avait une certaine légitimité.
Mais, s'il est relaxé des accusations d’« association de malfaiteurs » et de « complicité de violences aggravées » A. Bamberski se retrouve étrangement sanctionné comme « auteur » d’un rapt qui a eu lieu quand il était à Pechbusque. D’autre part, la cour refuse de prendre en considération l’argument principal de la défense, la « contrainte morale », sans laquelle il est impossible de comprendre l'enlèvement, seul moyen de faire juger Krombach. En fait la Justice ne peut ratifier une « contrainte morale » qui a été exercée par... elle-même.
Sur le plan des dommages financiers rien n’est encore arrêté, car une nouvelle expertise médicale est demandée par les avocats de D. Krombach. Or il y a déjà eu plusieurs expertises, et la dernière en date a été menée en 2012 par 3 spécialistes : ophtalmologue, cardiologue et orthopédiste. Elle a montré que Krombach n’a aucune séquelle de l’enlèvement. Qu’apporterait un médecin de plus ? Sur ce point A. Bamberski a déposé un appel pour dégager sa responsabilité au sujet des dommages financiers résultant des violences. Le procureur n'a pas déposé de contre-appel.
Si l'histoire n’est pas tout à fait terminée, A. Bamberski estime que l’essentiel est atteint, la tâche remplie, depuis que la condamnation de Krombach a été maintenue en appel en décembre 2012. Sa propre condamnation pénale, acceptable, étant maintenant prononcée, il considère la condamnation financière comme de moindre importance. Il a déjà commencé à entrer dans un avenir libéré des dossiers écrasants, une vie sans angoisse ni culpabilité où la mémoire de Kalinka n’est plus une blessure à vif.



Nous laissons dans cette page d’accueil, à titre de souvenir, les lignes ci-dessous qui ouvraient notre site à ses débuts :

C'était en 82, bien avant que l'actualité mette sous nos yeux la pédophilie dans toute sa sinistre lumière. Kalinka Bamberski habitait Pechbusque. On la voyait passer dans les coteaux, grande adolescente mince et blonde. Un triste jour, nous sommes allés à son enterrement, et le village a couvert sa tombe de fleurs blanches qui ont débordé sur les tombes voisines. On se disait en ouvrant de grands yeux qu'elle était morte en Allemagne chez son beau-père médecin, d'une piqûre qu'il lui avait faite pour favoriser le bronzage. Quelque temps après, son père André Bamberski a reçu un très troublant rapport d'autopsie, plein d'incohérences et de lacunes, d'où surgissait, affreuse, une autre version : celle d'une enfant de 14 ans violée, morte à la suite d'une injection effectuée par son beau-père, un médecin allemand. La suite a imposé cette version comme une vérité, comme la vérité...

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