Ce verdict prononcé par la cour répond au point de vue de l’avocat général. Il ne satisfait pas totalement A. Bamberski, qui aurait voulu voir reconnu le meurtre dont Krombach était accusé par les 3 magistrats de l’acte d’accusation.
Il reste que, pour A. Bamberski aussi bien que pour nous, le but principal est atteint : l’ « homicide involontaire », c’est-à-dire l’accident médical, est écarté. Le viol sous emprise chimique est reconnu. Les circonstances aggravantes sont prises en compte. Et c’est la fin de l’impunité scandaleuse de D. Krombach. Nous remercions ici bien chaleureusement tous ceux qui, ont eu à cœur de soutenir et d’encourager A. Bamberski dans ce combat qui a été si désespérant, si long, si rude.
Cependant, si A. Bamberski peut connaître enfin une certaine paix intérieure. la tâche n’est pas finie : Krombach a déposé un appel, et un autre procès nous attend à Mulhouse, pour une date encore indéterminée, procès où A. Bamberski sera cette fois l’accusé…
Le procès d’octobre 2011 périme le texte figurant depuis des années à l’accueil de ce site, mais il le confirme aussi, c’est pourquoi nous ne supprimons pas cet ancien texte d’accueil.
C'était en 82, bien avant que l'actualité mette sous nos yeux la pédophilie dans toute sa sinistre lumière. Kalinka Bamberski habitait Pechbusque. On la voyait passer dans les coteaux, grande adolescente mince et blonde. Un triste jour, nous sommes allés à son enterrement, et le village a couvert sa tombe de fleurs blanches qui ont débordé sur les tombes voisines. On se disait en ouvrant de grands yeux qu'elle était morte en Allemagne chez son beau-père médecin, d'une piqûre qu'il lui avait faite pour favoriser le bronzage.
Quelque temps après, son père André Bamberski a reçu un très troublant rapport d'autopsie, plein d'incohérences et de lacunes, d'où surgissait, affreuse, une autre version : celle d'une enfant de 14 ans violée, morte à la suite d'une injection effectuée par son beau-père, un médecin allemand. La suite a imposé cette version comme une vérité, comme la vérité.
Pendant ces 27 ans le père de Kalinka s'est battu et il continue sans faiblir. Rien ne fera revenir Kalinka à cette vie. Le dommage est irréparable. Pourquoi André Bamberski s'acharne-t-il toujours ? Parce que le meurtrier a été condamné, mais la peine jamais appliquée. Pourvu de solides protections, l'auteur du mal se ménage une impunité qui est elle-même une autre forme toujours vivante du mal. Il faut absolument restaurer le droit et mettre fin à cette impunité. Une association l'épaule : Justice pour Kalinka.
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