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Justice pour Kalinka



 Compte rendu de l'Assemblée générale du 25 septembre 2014

Présents
Danielle et Régine Anot, Elisabeth et Yves Aragon, José et Michel Artero, Armand Bagur, André Bamberski, Sébastien Barde, Antoine Barré, Marie-Rose Cabanes, Gérard Cance, Ginette Czerepacha, Magali Dupuy, Christiane Feldmann, Pierre Delabre, Laurent Lebel, Monique Leport, Jacqueline Monnier, Barbara Niederer, Robert et Marie-Jo Pince, Monique et jacques Raynaud, Noëlle Thiers. Hors association, Jean-Marie Perthuis, journaliste.

Représentés et excusés
Marion Alliet, Odile Aragon, Michel et Marie-Claude Azum, Yves Biannic, Denise Billard, Danielle Blanchard, Michaëlle Bressolette, Michèle Chatron, Anne et Claude Chauchadis, Patricia Divais, Magali Dupuy, Rémi Fourment, Alain, Colette et Emmanuelle Garrouste, Alain Gillard, Michel Gazaniol, Thérèse Jacquemin, Michel et Marie-Claire Jany, Alain Joly, Benoît Krieg, André et Annie Lièvre, Gisèle Loubières, Georges et Nathalie Marty, Alain Rigal, André Turpin.

Bilan financier
A. Bamberski présente le budget, en expliquant notamment le système compliqué de redevances que l’association doit recevoir pour le film. Le bilan est approuvé à l'unanimité.

Bilan moral
En 2013 nous sommes 851 adhérents. Depuis 2001 il y a eu des décès et des adresses postales sont perdues, mais 2013 a vu arriver 10 nouveaux adhérents.
Le conseil d’administration s’est réuni 6 fois, et a rencontré 2 fois les auteurs du film. Les adhérents ont reçu par mail les nouvelles importantes, et le site a été mis à jour. Ont assisté aux deux jours du procès d’A. Bamberski à Mulhouse 4 membres du bureau ainsi que 4 adhérents (venus de Paris ou d’ailleurs), des sympathisants, et les auteurs du film ; des comptes rendus rédigés par le journaliste rémunéré de l’association ont été immédiatement consultables sur le site. Le texte officiel du jugement de Mulhouse a été aussi mis sur notre site quand il est paru. Le bilan moral est approuvé à l’unanimité.

Renouvellement du Conseil d’administration
Les membres sortants (Yves et Elisabeth Aragon, Georges Marty, Robert et Marie-Jo Pince) sont réélus à l’unanimité.

Le refus du pourvoi en cassation
Le jour même de sa condamnation à 15 ans de détention (20 décembre 2012), Krombach avait déposé une demande de pourvoi en cassation. Tous les arguments de ce mémoire de 60 pages ont été rejetés par la Cour de cassation siégeant en formation complète, lors d’une audience solennelle. L’affaire est entièrement terminée. L’arrêt a fait jurisprudence.
Krombach n’est plus en détention provisoire. Définitivement condamné, il a été transféré cet été au centre de détention de Melun. A.Bamberski a pu savoir que Krombach a demandé un aménagement de peine (lequel, on ne sait pas : bracelet électronique ?).La période de sûreté est en principe de la moitié de la peine, ici donc de 7 ans et demi. Mais Krombach va faire valoir son âge et sa santé. A. Bamberski n’a plus le droit de recevoir d’informations, ni d’émettre des opinions, mais il compte quand même faire observer au Tribunal d’application des peines que Krombach coûte très cher à la France alors qu’il aurait pu être transféré en Allemagne, et qu’il n’a jamais payé les 270000 euros qu’il a été condamné à verser à A. Bamberski.
Ici A. Bamberski remercie l’association de l’avoir aidé à aller jusqu’au bout et à savoir ce qui est advenu à Kalinka. A la question d’un assistant « Etes-vous prêt à toucher au repos et au pardon ? », il répond qu’il n’est plus stressé et connaît le repos psychologique, car Krombach et la mère de Kalinka ne hantent plus ses pensées. Mais à ce jour il n’a pas pardonné, et sa réflexion l’a amené à s’appuyer sur une clause de conscience prévue par le droit canon, qui laisse une marge de liberté au fidèle.

Le procès de Mulhouse 22-23 mai 2014
Ce procès a mobilisé de hauts magistrats : Mme Bardoux, présidente du Tribunal de grande instance de Mulhouse, et le procureur de ce même tribunal. En novembre 2013, l’acte d’accusation devant le tribunal correctionnel de Mulhouse, reprenant le réquisitoire définitif du procureur, poursuivait A. Bamberski pour enlèvement en bande organisée, complicité de violences volontaires aggravées par la préméditation, association de malfaiteurs en vue de commettre des délits passibles de 10 ans de détention.
Le verdict pénal a satisfait A. Bamberski : sa peine d’un an de détention est assortie de sursis, il est acquitté des violences ainsi que de l’association de malfaiteurs, et enfin, si ses 19000 euros saisis à l’hôtel sont confisqués, les 19000 de caution lui sont restitués. Donc pas d’appel pénal.
Jugement civil : alors que la CPAM s’est portée partie civile (et Krombach est resté à l’hôpital 2 ans et demi après son enlèvement !), le jugement civil condamne A. Bamberski à réparer non seulement les préjudices de l’enlèvement, mais aussi ceux des violences, dont il est acquitté ! Devant cette incohérence, iI a décidé de faire appel.
A. Krasniqi, qui n’est plus sous contrôle judiciaire, fait appel au pénal et au civil (contre-appel du procureur), et K. Bablovani, en prison pour d’autres faits, au civil.
Pour tous les 3 le procès en appel aura lieu le 4 décembre à Colmar. Impressions d’A. Bamberski sur le procès : suivi par un public nombreux et beaucoup de journalistes, ce procès a peut-être été une vitrine pour Mme Bardoux. La rédaction du jugement paraît bâclée : elle contient des erreurs grossières (incapacité de Krombach « supérieure » au lieu de « inférieure » à 8 jours). De son côté le procureur, dont la position était extrêmement adoucie par rapport à ses réquisitions (il n’a demandé que 6 mois de détention), a peut-être été impressionné par le public.
Situation actuelle d’A. Bamberski : il n’est plus sous contrôle judiciaire et dispose d’un nouveau passeport. Après le procès de Mulhouse, son avocat allemand a obtenu que le Parquet de Kempten renonce aux mandats d’arrêt européen et Interpol lancés contre lui après l’enlèvement.

Questions diverses et perspectives
Le film
Le bureau a été consulté sur le scénario et a fait des propositions de modifications. Le titre sera : « Kalinka ».Le tournage, qui commencera le 20 octobre, durera 7 ou 8 semaines (rajouter un an de montage avant la sortie du film). Le financement sera assuré, entre autres, par TF1 et Canal+. Le tournage n’aura pas lieu à Pechbusque mais près de Pau, au Maroc, et en Allemagne.
Les acteurs : pour A. Bamberski, Daniel Auteuil ; pour Krombach, Sebastian Koch, acteur allemand francophone, bien connu en Allemagne (il a joué dans « La vie des autres »). Pour la mère de Kalinka, Marie-Josée Croze, Canadienne naturalisée (prix d’interprétation féminine à Cannes). Ce film n’est pas un documentaire, il s’inspire de l’ouvrage d’A. Bamberski librement, sans s’interdire des modifications à la véritable histoire quand il s’agit de mieux en rendre l’esprit : par exemple, l’existence de notre association est passée sous silence, car il s’agit d’évoquer le combat d’un homme fondamentalement seul.
L’avenir de l’association
Une large discussion s’instaure, incluant les opinions reçues par courriel. Il y a consensus sur l’idée que se trouve atteint l’objectif statutaire de l’association (aider A. Bamberski à obtenir le procès équitable et définitif qui seul devait faire « justice pour Kalinka »), mais l’échange fait apparaître diverses considérations.
A. Bamberski et les membres du bureau se disent fatigués, ont des problèmes de santé. Nos statuts prévoyaient aussi d’aider les « cas analogues », or nous avons rencontré en cours de route des parents et enfants victimes, sur lesquels le compte rendu de l’AG de l’an dernier attirait déjà l’attention (enfants et parents de couples binationaux divorcés, frappés par des injustices violentes de l’Allemagne). Enfin, l’association n’a encore reçu qu’une petite partie des redevances que lui doit la société qui produit le film.
On s’accorde finalement sur l’idée que l’association doit continuer à exister avec son statut légal pour recevoir ces fonds. En attendant, elle peut continuer à pratiquer l’écoute et le conseil pour ceux qui ont besoin d’aide.

On se sépare à 23h50.

Bien cordialement à vous

Bien cordialement à vous
Pour le bureau, Elisabeth Aragon, secrétaire de Justice pour Kalinka


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