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Justice pour Kalinka



 Historique de l'affaire "Kalinka"

10 juillet 1982
Kalinka âgée de 14 ans meurt à Lindau en Bavière, chez sa mère remariée, à la suite d'une piqûre administrée par son beau-père le Dr Dieter Krombach. Ce cardiologue est un notable. Il a travaillé pour les ambassades allemandes dans plusieurs pays, notamment l'Afrique.

12 juillet 1982
Une autopsie demandée par la justice allemande a été effectuée par le Dr Höhmann, médecin légiste de Memmingen, en présence du Commissaire de Police Judiciaire de Lindau, du Procureur de Kempten, et aussi, semble-t-il, du Dr Krombach. Le rapport alerte le père par ses incohérences et lacunes. Les plus élémentaires recherches n'ont pas été pratiquées. Le Dr Höhmann trouve du sang frais sur les parties génitales, une déchirure sur la vulve, ainsi que des substances blanchâtres dans le vagin, qu'il s'abstient d' identifier par un frottis vaginal. Il ne précise pas si Kalinka était vierge, s'il y a eu rapport sexuel. Pas d'analyse toxicologique non plus. Il souligne un état de décomposition qui paraît étonnant après 2 jours. Il ne débouche sur aucune conclusion concernant la cause du décès, mais déclare absurdes les injections de différents produits pratiquées par le Dr Krombach sur un corps déjà en état de rigidité cadavérique, en vue de le ranimer. Enfin il a entièrement prélevé, sans les analyser, les organes génitaux, qui ne seront plus jamais retrouvés. La justice de Lindau se contente de ce rapport et classe le dossier.

De 1982 à 1984
Pendant ces 2 ans A. Bamberski essaie vainement de faire rouvrir le dossier : le Dr Krombach ne sera jamais convoqué par une autorité judiciaire allemande pour être entendu. Des journaux allemands ayant parlé de l'affaire, les parents de la première femme du Dr Krombach, morte elle aussi à la suite d'une injection administrée par ce médecin, déposent une plainte qui reste sans suite.
D'autre part le Professeur Spann de l'Institut Médico-légal de Munich réclame au Parquet de Kempten les parties génitales manquantes pour effectuer les analyses complémentaires dont il est chargé. Il se contente de réponses confuses, notamment du médecin légiste. Par la suite celui-ci affirme que ces parties génitales ont été remises et enterrées avec le corps.

De 1984 à 1992
A. Bamberski ayant déposé plainte au Tribunal de Paris, l'instruction suit un cours très lent, marqué par des changements de juge. L'Allemagne refuse au juge français d'enquêter sur son territoire.

4 décembre 1985
Au cimetière de Pechbusque, exhumation du corps de Kalinka, qui s'est remarquablement bien conservé. Les Dr Bras et Alengrin, de l'Institut médico-légal de la Faculté de Toulouse-Rangueil constatent en toute certitude, et notent à plusieurs reprises dans leur rapport d'exhumation, que toutes les parties génitales externes et internes ont bien été prélevées et gardées lors de la première autopsie. Elles n'ont pas été remises avec le corps.

27 juillet 1988
Rapport des Pr Lecomte (Directrice de l'Institut médico-légal de Paris), Nicolas (Pr de Cardiologie au CHU de Nantes), et Rudler (Laboratoire scientifique de la Police criminelle). Ces experts soulignent les anomalies et lacunes de l’autopsie et des études toxicologiques du Dr Spann en 83. Ils établissent que Kalinka est morte par asphyxie à la suite d’un collapsus et d’un choc cardio-vasculaire. Il déclarent également que l’injection d’un produit a immédiatement précédé la mort et ne peut avoir eu lieu plusieurs heures avant, contrairement aux dires de Krombach. Le rapport affirme la bonne santé de Kalinka, et rejette toute autre cause de mort que la piqûre du Dr Krombach, seule responsable du décès.

3 août 1991
Mme Foulon, Juge d'Instruction au Tribunal de grande Instance de Paris, fournit aux autorités allemandes un dossier très circonstancié et leur demande de signifier au Dr Krombach qu'elle l'inculpe d'assassinat.
Le Dr Krombach faisant état auprès de cette juge de doutes émis par son ami le Pr Loewe au sujet du morceau de peau ayant servi aux analyses médicales françaises, une expertise complémentaire confirme les résultats obtenus.

8 avril 1993
La Chambre d'Accusation de Paris clôture l'instruction judiciaire en renvoyant le Dr Krombach devant la Cour d'Assises pour meurtre. Le procès est reporté plusieurs fois à la demande de l'accusé.


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