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Justice pour Kalinka



 La mère et le frère de Kalinka

Comment se situent la mère et le frère de Kalinka relativement à l'’affaire et à l'association ?

Lorsque l'association Justice pour Kalinka s'est fondée en avril 2001, elle a aussitôt informé de cette initiative la mère de Kalinka et son frère, en précisant la constitution du bureau, les engagements pris et les actions envisagées.

En 2001, la mère de Kalinka, Danielle Gonnin, ne pouvait rien dire sur sa mort. Elle avait déclaré à un journaliste n’être pas hostile à l’idée d’un procès, mais considérait Krombach comme incapable d’un acte meurtrier. Elle a eu une rencontre avec la trésorière en mai 2001, mais la mort de sa fille, a-t-elle finalement expliqué, est un fardeau trop écrasant. Elle ne se sentait pas la force de s'engager dans une action. A partir de cet entretien elle a rompu tout contact.
D. Gonnin s’est tardivement portée partie civile en mars 2010 pour le procès de mars-avril 2011. Cependant elle ne s’est impliquée, même par avocat interposé, dans aucune des démarches qui ont visé à maintenir D. Krombach en détention avant le procès, et à contrer toutes ses demandes de libération.
Son témoignage du 31 mars 2011 est aussi un curieux mélange. D’'une part elle est lucide sur les mœoeurs volages de Krombach (c’est pour cela qu'’elle l’a quitté), et elle analyse finement son attirance pour les limites et l’'interdit, qu’'elle applique à la conquête qu’'il a faite d'’elle-même, mariée et mère de famille. D'’un autre côté elle se montre charmée, confiante, dépendante de Krombach jusqu’à une forme d’'aveuglement. Elle effectuait dans son cabinet des actes médicaux (radios, piqûres, prises de sang), du moment qu'’il en prenait la responsabilité. Elle s’'est contentée de vagues explications sur la mort de Kalinka, et n’'a appris le viol de L. Stehle en 97 (est-ce possible ?) que lors de l’'instruction en 2010, lorsque la juge lui a « ouvert les yeux ». Quand on l’'interroge sur ses sentiments, elle ne parle que de « pitié » pour D. Krombach. Cependant elle affirme avoir besoin de connaître la vérité.

De son côté le frère de Kalinka, Nicolas Bamberski , était en 2001 dans l'incertitude et ne cherchait pas à connaître le rôle de D. Krombach dans la mort de Kalinka, mais il trouvait aberrante l'inapplication du jugement de 95, ce qui l’a conduit à adhérer à l’'association.
L’'enfant de 11 ans qu’'il était à la mort de Kalinka avait évité de s’'interroger sur cette mort, et même d’en parler, aidé en cela par ses parents qui ont voulu l’'épargner. Il était resté là-dessus, mais le viol de 97 l’a plongé dans le doute.
A 40 ans, il est venu des Etats-Unis où il réside pour témoigner à Paris le 1er avril 2011, poussé par le lancinant désir d’avoir une explication de la mort de sa soeur. Il a eu le grand courage de revivre les moments de la soirée précédant la mort de Kalinka, moments auxquels une chamaillerie anodine entre frère et sœur avait rétrospectivement ajouté son poison. Il a cherché dans sa mémoire, de toutes ses forces, tous les détails qui pouvaient éclairer la cour.


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